Lili Delaroque

Sculptures

Biographie et parcours

Lili Delaroque





« La terre, j’aime me noyer dedans ». L’ambivalence des œuvres de Louise Delaroque demeure là. Des œuvres en terre qui évoquent mer. « La terre, c’est le début de l’histoire », ajoute l’artiste, pour qui cette « rencontre forte avec la matière » est vécue comme « un lâcher prise et une présence au monde sans pareil ». Car la quintescence de la céramique repose dans ce retour à l’origine, à la nature, à l’enfance, donc au passé. Un retour à un savoir faire ancestral, un hommage à l’artisanat, « au bel objet qui ne meurt jamais ».


« A travers mes œuvres, j’aime cette idée de défendre un certain savoir faire, celui du fait main, de la singularité de l’objet, avec tout ce que cela implique d’imperfections et d’aspérités », analyse l’artiste. L’aspérité des œuvres de Louise Delaroque se manifeste dans cette évocation constante à la mer, plus précisément à la Bretagne. Dans les œuvres murales de l’artiste, au couleur bleu profondes, verte kaki, blanche, difficile de ne pas faire d’analogie avec les vagues déchirées, les algues douces et lisses, les coquillages biscornus, les bouts abandonnés qui essaiment les côtes bretonnes.


De ce paysage tumultueux se dégage bien souvent un sentiment océanique fait de sérénité et de plénitude. « Je veux que mes installations prennent place dans des lieux pour apporter un sentiment de calme, de sérénité. J’aime cette idée des objets délicats, qui figent le temps, et qui apaisent. »


Si le rapport à la nature est sans équivoque dans ses œuvres, Louise Delaroque le transcende en y apportant un raffinement et une spiritualité inspirés de la culture japonaise. Artiste protéiforme, passée par la photographie, le cinéma, la peinture, Louise Delaroque semble avoir trouvé sa voie, celle d’un art « éloigné du brouhaha du monde et de son angoissante modernité ». Celle d’un art où les œuvres constituent « une invitation au vrai voyage, celui qui est intérieur, onirique et marin ».