Paula au Quai Branly : Picasso primitif....

Paula au Quai Branly : Picasso primitif....

Avant la visite, Zeuxis invite Paula ! C'est un déjeuner ensoleillé dans ce charmant restaurant "Les deux Abeilles" qui butinent à deux pas du musée du Quai Branly ; agréable préambule avant de retrouver notre ami Picasso et ses délires.

"L'art négre ? Connais pas !...C'est qu'il m'est devenu trop familier ; les statues africaines qui traînent un peu partout chez moi sont plus des témoins que des exemples..." Voilà ce que répond Picasso en 1923 à Florent Fels... Cependant "l'art nègre" restera  présent à son esprit toute sa vie... Les œuvres collectionnées le suivent partout dans ses différents lieux de vie, il s'en inspire, il les admire avec respect et parfois crainte (notamment cette poupée géante du Vanuatu que Matisse lui offre. "Ce truc de Nouvelle Guinée me fait peur. Il doit aussi faire peur à Matisse et c'est pour cela qu'il veut tellement me le donner!).

Picasso s'intéresse aux formes élémentaires et le corps humain devient un sujet de création, de schématisation où se retrouvent les figures archaïques de la nudité et de la verticalité. Le corps se construit alors comme un ensemble de volume jusqu'à atteindre une présence première.

Début juillet 1907, Picasso achève les Demoiselles d'Avignon, son premier tableau "d'exorcisme" comme il dit ! Il est alors âgé de 25 ans et est ébranlé par la visite du musée du Trocadéro (dédié à l'époque de l'ethnographie). Il commence d'ailleurs la même année sa collection d'art africain et océanien ; le Tiki des îles Marquises est une de ses premières acquisition. Picasso, Cocteau, Derain, Vlaminck, Matisse, Modigliani, Soutine, etc. tous se retrouvent et partagent la même fascination pour l'art primitif.

Picasso triture et malaxe les corps comme des entités magiques. Métamorphoses, transformations, détournements, mutations, mises en abîme, assemblages d'objets trouvés... Défiguration, destruction, reconstruction...  Picasso disloque la figure pour atteindre l'intériorité de la personne humaine.
"Deux trous, c'est le signe du visage, suffisant pour l'évoquer sans le représenter... Ce qui est le plus abstrait est peut-être le comble de la réalité." Paroles du Maître... À méditer !
*

*
*
Du 28 mars au 23 juillet 2017
Fermeture le lundi
mardi, mercredi, dimanche : 11h00-19h00
jeudi, vendredi, samedi : 11h00-21h00

Laisser un commentaire

* Nom :
* Email :(non publiée)
   Website: (Url du site http://)
* Commentaire
Prenez rendez-vous