À la rencontre de la surprenante Niki de Saint Phalle

À la rencontre de la surprenante Niki de Saint Phalle

Niki de Saint Phalle est née à Neuilly sur Seine fin octobre 1930, sa mère est américaine et son père français, elle est la deuxième d'une famille de cinq enfants. Elle grandit à New-York.

Elle cache longtemps un lourd secret : le viol par son père à l'âge de 11 ans, qu'elle révèlera en 1994 dans son livre "Mon Secret". Elle est mannequin chez Vogue lorsqu'elle est hospitalisée pour une grave dépression nerveuse : "J'ai commencé à peindre chez les fous...j'ai appris à traduire en peinture mes sentiments : la peur, la violence, l'espoir, la joie,...". C'est là que commence sa carrière.

À 18 ans, elle se marie avec le poète Harry Mathews (avec qui elle aura deux enfants). Elle a 22 ans lorsqu'elle commence à peindre. Sans formation académique, elle aborde l'art en autodidacte. Elle s'inspire de plusieurs courants : arts bruts, art outsider,... Ainsi elle intègre en 1961 le groupe des nouveaux réalistes. Elle y retrouve Gérard Deschamps, Cesar, Rotella, Christo, Yves Klein,... À 41 ans, elle épouse en deuxième noce Jean Tinguely, c'est avec lui qu'elle réalisera ses sculptures / architectures. Par exemple "La Fontaine Stravinsky" (1983) à côté du Centre Pompidou.

Jouant de sa beauté et de son élégance, elle porte avec talents les toilettes les plus farfelues et elle attire "le regard" des  médias. Mais cette désinvolture n'est qu'apparente, dans ce monde très misogyne, une vraie confusion s'opère ainsi entre la femme et l'artiste au détriment de l'artiste qui laisse derrière elle une œuvre immense et reconnue... Confusion qui persistera jusqu'aux rétrospectives de l'an 2000.

Ses performances "Les Tirs", la rendent internationalement célèbre dès les années 60. Représentation spectaculaire d'une violence matérialisée.
En 1961, elle est au festival des nouveaux réalistes. Elle créé les "Ex-Voto" (La mariée Eva Maria 1963), puis ses célèbres Nanas : femmes plantureuses et colorées, qui symbolisent la suprématie de la Femme. Niki de Saint-Phalle représente alors le mouvement féministe des années 80 avec ses Nanas géantes, chahuteuses et dansantes. "Niki de Saint Phalle sculpte comme Arman accumule, comme Spoerri "digère" ses reliefs de repas dans de la résine epoxy, comme Christo emballe, comme Hains et Villeglé collent, déchirent et décollent, comme Tinguely soude et démonte, ..." Dira-t-on à propos de sa sculpture Hon/en Katedral (1966).

Alors qu'elle souffre d'insuffisance respiratoire grave (due à l'inhalation des poussières de polyester très nocives pour les poumons) elle s'installera en 1994 à la Jolla en Californie où elle installera son atelier. Elle s'éteindra en mai 2002 à l'hôpital de San Diego. Sa dernière œuvre monumentale est un parc de sculptures en Californie : Queen Califa's magical Circle.

Zeuxis vous donne rendez-vous chaque semaine pour des histoires de Femmes, destins remarquables, touchants, parfois tragiques ! Bonne année à tous et que 2018 exauce vos souhaits les plus chers.

Zeuxis rencontre Niki de Saint Phalle

Niki de Saint Phalle et l'un de ses assemblages

Zeuxis à la rencontre de Niki de Saint Phalle

Niki de Saint Phalle photographiée après son tir sur toile ©Maxppp

Zeuxis à la rencontre de Niki de Saint Phalle

Niki de Saint Phalle posant pour Vogue avec ses Nanas

Zeuxis rencontre Niki de Saint Phalle

Les Nanas de Niki de Saint Phalle, exposition 2014 à la Galerie Mitterand

Adresse :
79 Rue du Temple, 75003 Paris

Horaires : 
Dimanche - Lundi : Fermé
Mardi - Samedi : 11H00 - 19H00

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