Germaine Richier, l'Ouragane

Germaine Richier, l'Ouragane

Germaine Richier est née le 16 septembre 1902 à Grans dans les Bouches du Rhône. Elle passera son enfance à Castelnau-le Lez dans la propriété familiale "Le Prado".

À 18 ans elle entre à l'Ecole supérieure des Beaux-Arts à Montpellier. Elle arrive à Paris en 1926 et devient alors l'élève d'Antoine Bourdelle et ce jusqu'à la mort de son maître en 1929. La même année, elle épouse le sculpteur Suisse Otto Banninger, plasticien de Bourdelle. Dès son arrivée à Paris, sa sculpture est remarquée et appréciée. En 1933 elle s'installe avec son mari dans un atelier Villa Brune puis avenue de Chatillon (avenue Jean Moulin aujourd'hui, dans le XIVe arrondissement).

À partir de 1939, elle expose souvent, voyage de Paris à Bruxelles en passant par New-York. C'est une période heureuse pour Germaine Richier qui retrouve, boulevard de Montparnasse à la Coupole ou au Dôme, la communauté artistique de l'époque, dont ses amis : Marko, Emmanuel Auricoste, Robert Couturier, Fritz Wotruba, Marino Marini, Alberto Giacometti, etc. "Tout le milieu intellectuel se retrouvait là, après la guerre ce sera à Saint-Germain des Prés".

À la déclaration de la guerre en 1939 elle s'installe avec son mari à Zurich en Suisse. C'est là qu'elle "défera" l'équilibre classique et académique de son travail. Elle y retrouve ses amis de Montparnasse : Jean Arp, Giacometti, son grand ami le sculpteur italien Marino Marini, Wotrula,... Elle a alors un grand succès. C'est en 1940 que l'on voit apparaître dans son œuvre les premières traces de son intérêt pour le monde animal, avec "Le Crapaud" 1940. 

En 1946, Germaine Richier revient à Paris. Elle côtoie le milieu littéraire : Marcel Arland, Nathalie Sarraute, Colette, Edmond Humeau, Jean Paulhan et retrouve ses anciens amis. "Mon existence et ma sculpture ne peuvent être que dans mon pays, à Paris". Elle retourne dans son ancien atelier rue de Chatillon et sa liberté de création explose avec des figures hybrides, insectiformes, mi-humaines mi-insectes : L'Araignée, la Mante, la Chauve-Souris,... Elle utilise une nouvelle technique : à la filasse et au plâtre. Ses intimes l'appelle L'Ouragane, car derrière la façade de bonnes manières - "derrière son joli sourire de Joconde égarée" -  se cache un tempérament de feu. Germaine Richier n'est que tension, "un volcan prêt à exploser". L'écrivain et poète René de Solier dira d'elle : "ce sont uniquement quelques femmes qui sauvent aujourd'hui la peinture et c'est Richier qui sauve la sculpture". Il deviendra son compagnon puis son mari en 1954 après son divorce de Otto Banninger. 

À partir de 1951 elle expose au Chili, en Suisse, à la Biennale de Venise et aux Etats-Unis pour la première fois. C'est une des rares artistes à avoir une rétrospective de son vivant, en 1956 au MAM de Paris. Elle s'installe en 1957 à Antibes pour des raisons de santé. Sa dernière exposition a lieu au musée Grimaldi-chateau à Antibes. Elle s'éteindra en 1959, a 56 ans . Nous laissant une oeuvre qui reste malheureusement mal connue. Il n'y a pas de catalogue raisonné qui résume sa démarche (un ouvrage doit paraître écrit par Françoise Guiter, nièce de l'artiste). 
 
Je vous laisse le plaisir de parcourir du regard l'œuvre de cette artiste et d'apprécier toute sa liberté d'expression, que Zeuxis admire et encourage.

Zeuxis présente l'artiste Germaine Richier

Germaine Richier dans son atelier

Zeuxis présente l'artiste Germaine Richier

L'Echiquier Géant ©Lévy Gorvy Gallery - Germaine Richier

Zeuxis présente l'artiste Germaine Richier

La Chauve-Souris - Germaine Richier

Zeuxis présente l'artiste Germaine Richier

L'araignée - Germaine Richier

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