Salvator Dali (1904-1989) et le surréalisme

Salvator Dali (1904-1989) et le surréalisme

Faisant partie des peintres espagnols les plus connus du XXe siècle, le jeune Salvator Dali présentera son travail à New-York en disant : "Le surréalisme, c'est moi !".

Issu du Dada, le surréalisme naît au début des années 1920 : René Magritte, Joan  Mirô, Max Ernst, André Masson, Man Ray, Louis Aragon, André Breton... en sont les principaux représentants.  Ils se doivent d'être à l'écoute des images surgies de la pensée par "automatisme psychique pur, en l'absence de tout contrôle raisonné et préoccupation esthétique ou morale".

Zeuxis galerie d'art présente le surréalisme de Salvador Dali

Dali peignant Gala de dos

Excentrique, narcissique, mégalomane, Dali s'invente une technique : "la paranoïa-critique". Méthode qui implique un certain contrôle sur les visions et les délires du peintre et qui vient contre-dire ainsi l'idée d'automatisme suggéré par les surréalistes. Sa conception et sa démarche amènent le jeune peintre à s'exclure du mouvement. La paranoïa-critique de Salvator Dali est une technique inspiré de Lacan : la pensée est analysée, critiquée et remaniée  : l'artiste doit rendre ses fantasmes et ses obsessions visibles et lisibles par tous dans son oeuvre

Zeuxis galerie d'art présente le surréalisme de Salvador Dali

Dali et Lacan

"La persistance de la mémoire", oeuvre totalement surréaliste, est l'un des tableaux les plus célèbre de Dali. Ce tableau au décor étrange, peint en 1931,  nous intrigue encore aujourd'hui.
C'est une huile sur toile (24cm/33cm), plus connue sous le titre de "Montres molles" qui est exposée au Musée d'Art Moderne de New-York. 
Sur le tableau il est sept heures moins cinq, nous indique la "montre molle" qui s'abandonne sur le bord d'une terrasse, près d'une piscine.  A côté, une montre gousset est recouverte de fourmis... Une troisième montre est posée sur le cou d'une "espèce de tête" vue de profil, dont les yeux sont aux longs cils sont clos et dont la langue est pendue... Un arbre mort semble traverser la terrasse, une quatrième montre molle est accrochée à sa  seule branche. Au loin on devine une étendue d'eau, la mer et une falaise,  une pierre à gauche (la mort) et un œuf au soleil (la vie) se font face.

Zeuxis galerie d'art présente le surréalisme de Salvador Dali

La persistance de la mémoire

C'est en regardant un camembert coulant sur une table que Dali pense à faire ces montres molles. Une oeuvre qui prouve tout la dimension ludique et provocatrice du travail de Dali ! Le paysage est celui des environs de Port Ligat. Mais le message est sans doute plus profond : réflexion sur la complexité du Temps. L'arbre mort, le paysage désolé, la tête, cadavre blanc (celle de l'artiste...), nous suggèrent le côté inéluctable du Temps qui passe et qui nous conduit tous à la mort (sujet récurent dans l'œuvre de Dali !). Les montres molles accentuent l'idée de la relativité du temps qui nous échappe. Les roches représentées à l'horizon, dans la lumière chaude, sont celles du Cap de Creus à Port Ligat sur la côte espagnole, zone de vie et d'espoir : "Je suis construit entre ces roches, j'ai forgé ici ma personnalité... Je ne peux me séparer de cette mer, de ces rochers...".

Vingt ans plus tard Dali a composé un tableau intitulé "Désintégration de la persistance de la mémoire..." et c'est sans doute là encore une autre histoire...

Zeuxis galerie d'art présente le surréalisme de Salvador Dali

Désintégration de la persistance de la mémoire...

Un excentrisme dont vous pourrez profiter pleinement au Dali Paris si vous vous baladez vers Montmartre...

Chez Zeuxis également il est question de temps, ou plutôt de printemps, puisque mai sonnera l'heure de notre prochaine expositionFloraison

Laisser un commentaire

* Nom :
* Email :(non publiée)
   Website: (Url du site http://)
* Commentaire
Prenez rendez-vous