Au diapason du monde à la Fondation Louis Vuitton

Au diapason du monde à la Fondation Louis Vuitton

La collection d'art contemporain de la fondation Vuitton est remarquable par sa diversité et sa richesse. Dans cette exposition, des œuvres pour la plupart jamais montrées sont dévoilées. Le thème est précis et renvoie à la question de la place de l'Homme dans l'Univers, à ce qui le relie au monde du vivant (interconnections humaines, animales, végétales...) et à l'intelligence artificielle.

Ça semble un peu compliqué mais finalement on se laisse facilement porter par le sujet et le parcours des différentes galeries est très ludique.  

Le niveau 2 offre une plongée dans l'imaginaire débridé de Takashi Murakami ; c'est un monde à la fois sombre, coloré et merveilleux, peuplé de personnages fantastiques. Pour être honnête, Mr DOB, son personnage iconique, me laisse assez indifférente ; mais on peut y passer des heures si on décide de s'y pencher. 


Aux niveaux inférieurs commence le véritable parcours intitulé : "L'homme dans l'univers du vivant"...qui s'inspire de la phrase de Roland Barthes :" J'ai décidé de prendre pour guide la conscience de mon émoi".

 
Niveau 1 ," Irradiances" : on y découvre des oeuvres de Gerhard Richter,

un bronze de Matthew Barney surgit de la rencontre explosive du bronze en fusion avec de l'eau,

Pierre Huyghe et son aquarium nous font remonter le temps.

On retrouve les Éponges de Yves Klein,

l’anneau et la sphère en cuivre de James Lee Byars qui comblent notre quête d'Absolu,

"l'Avalanche" de François Morellet qui nous élève et nous fait chuter dans le bleu de ses 36 néons suspendus.

Des films et des vidéos rythment le parcours : je retiens le film de Christian Boltanski, réalisé en temps réel, du lever au coucher du soleil et en plan fixe dans le désert d'Atacama au Chili. On y voit et on entend tinter le son de 800 clochettes japonaises…comme "les voix des âmes flottantes et la musique des astres ..." Très émouvant !


Niveau 0, "Là, infiniment" : Adrian Vilar Rojas, Cyprien Gaillard et Wilhelm Sasnal , trois artistes de la même génération, s'approprient une oeuvre majeure de l'histoire de l'art et la réinterprètent chacun à sa façon. 

Niveau -1, en rez-de-bassin : c'est le corps à l'épreuve des mutations et fantasmes...Alberto Giacometti en est le point de départ avec son "Homme qui chavire" puis Yves Klein, Maurizio Cattelan et son cheval suspendu et entravé, Pierre Huygues , Kiki Smith....Henri Matisse et son "Nu bleu au bas vert"...

Tous ces artistes nous bouleversent et mettent le corps dans tous ses états. 

A l'extérieur, les pieds dans l'eau du bassin , "Felix the Cat "de Mark Lekey semble un peu se moquer de nous ! Mélancolique et inquiétant il impose dans l'espace sa fragile et troublante monumentalité. 

Au diapason du monde - Fondation Louis Vuitton

Jusqu'au 27 août. 

Laisser un commentaire

* Nom :
* Email :(non publiée)
   Website: (Url du site http://)
* Commentaire
Prenez rendez-vous