La jeune fille à la perle de Vermeer (vers 1665)

La jeune fille à la perle de Vermeer (vers 1665)

La jeune fille à la perle de Vermeer a été oublié plus de deux cents ans ; c'est le collectionneur d'art Arnoldus Andries des Tombes qui la redécouvre et la lègue en 1903 au musée de Mauritshuis à la Haye aux Pays-Bas. 


   La jeune fille à la perle est une peinture à l'huile sur toile ; c'est un tableau presque carré, de moyenne dimension (44,5 x 39 cm) qui représente le portrait en buste d'une jeune fille (peut-être l'une des filles de Wermeer ?).

Elle porte un turban sur la tête (touche exotique) et une perle à l'oreille (symbole ambigu de pureté ou de vanité, mais aussi celui d'un trésor caché).

On le rapproche de l'œuvre de Léonard de Vinci, aussi le surnomme-t-on " la Joconde du Nord". Ce tableau est très représentatif de l'âge d'or de la peinture néerlandaise (1620-1672) (genre pictural des tronies) du milieu du XVIIe siècle, période d'une richesse exceptionnelle dans la création picturale européenne. Il est désormais établi que Vermeer a eu recours à la caméra obscura (procédé optique d'aide au dessin).


 

De Wermeer, peintre néerlandais, on ne sait rien, ou pas grand chose ! Quarante sept tableaux dont une quinzaine qui serait perdue !

Dans ce magnifique tableau de Wermeer, la jeune fille à la perle, la perle accrochée à l'oreille de la jeune fille, ce " petit rien " qui fait tout, vient éclairer une scène qui est finalement assez banale. Les deux prunelles ardentes de la jeune fille transpercent la toile de leur interrogation inquiète... mais qui est cet homme qui fait peser sur elle ce lourd regard de peintre ? 



  Johannes Wermeer peint des femmes essentiellement... Une femme près de sa fenêtre, lisant ou écrivant une lettre, jouant de la mandoline... toutes les oeuvres mineures de Wermeer sont des commandes. Il prend les siens pour modèle ! "Les siens lui appartenaient humainement et artistiquement".

Les Femmes de Wermeer... très vite à les voir on ressent un trouble... il y a certainement quelque chose que nous devons voir et qui se dérobe à nous, ou qui nous échappe ! Et nous ne le voyons pas, sans doute car nous ne voulons pas le voir !

On sent bien en regardant cette jeune fille à la perle que la sérénité que l'on voit n'est qu'apparente : on devine que l'essentiel nous échappe : regarder n'est pas voir... Cherchons le salut dans les détails : la perle lumineuse qui attire le regard, cette perle nous distrait-elle ?... pour que l'on échappe à ce regard ardent qui cherche le nôtre, comme un appel ! La tête est tournée, cette jeune fille nous regarde intensément, presque éperdument ; les lèvres humectées, rouges et pulpeuses, à peine entrouvertes  comme pour nous dire quelque chose ; sa sensualité nous dérange et si l'on écoute on n'entend que " le silence " du battement de nos cœurs. 


   Est-ce pour exprimer comme il est vain et dérisoire de vouloir représenter la réalité ?

Comme dirait Nietsche du tableau : " sa banalité en masque sa profondeur mais sa profondeur fait oublier la banalité "...

Laisser un commentaire

* Nom :
* Email :(non publiée)
   Website: (Url du site http://)
* Commentaire
Prenez rendez-vous