Il était une fois... Egon Schiele

Il était une fois... Egon Schiele

Egon Schiele est né en Autriche, à Tulln le 12 juin 1890... 

Sa vie sera brève, il a seulement 28 ans à sa mort. Dessinateur remarquable, peintre torturé, poète inspiré, il a le physique de sa fragilité.

Depuis sa plus tendre enfance, Egon Schiele dessine, essentiellement des autoportraits. C'est la mort de son père en 1905,  qui lui donnera dès ses 15ans, une vision si sombre et si tourmentée du monde. En 1906, il entre à l'Académie des Beaux-Arts de Vienne qu'il quittera assez vite ne supportant pas la tutelle " étriquée " de ses nouveaux maîtres. C'est à 17 ans qu'il découvre à Vienne un art différent : celui du mouvement de la Sécession Viennoise, plus proche de l'Art nouveau. Il y rencontre Gustav Klimt qui a 45 ans et en qui il reconnaît son modèle et son maître spirituel. L'admiration entre les deux artistes est réciproque. 

Il expose portraits et auto-portraits de Budapest à Munich, en passant par Cologne... La critique est partagée, seule une petite partie de l'opinion publique reconnaît son immense talent, l'autre qualifie ses oeuvres " d'excès d'un cerveau perdu ". 
En 1911, il rejoint le groupe SEMA de Munich auquel adhérent déjà Paul Klee et Alfred Kubin. Il rencontre alors une jeune femme à la réputation sulfureuse : Wally Neuzill qui deviendra son modèle, puis sa compagne ; ses toiles deviennent très audacieuses.

En 1912 il est arrêté ; la profusion de dessins érotiques, des soupçons de détournements de mineurs, l'obligent à passer trois semaines en détention provisoire. Le tribunal lui confisque une centaine de peintures de nus dont une de ses oeuvres les plus célèbres de l'époque: " Le Cardinal et et la Nonne ", paraphrase expressionniste et provocatrice du " Baiser de Klimt ". 
Il y a une forme de défoulement dans cette nudité crue et un rapport ambigu entre la mort et l'érotisme. En 1911 il dit : " mes oeuvres doivent être exposées dans des édifices semblables à des Temples ". 

Dès 1913 - 1914 la renommée de Schiele s'accroît progressivement et devient internationale. En 1915 il épouse Edith Harms ; ce sera la période la moins tourmentée ! 

En mars 1918, il préside la 49e exposition de la Sécession viennoise ; une part importante de ses oeuvres est vendue et des commandes affluent. Son célèbre tableau " La Famille " ( 1918 ) affirme la part allégorique de son oeuvre :  Schiele se représente avec sa femme et son enfant, alors qu'il n'est pas encore père, et ne le sera jamais. Lui et sa femme enceinte de 6 mois meurent de la grippe espagnole. Ce tableau inachevé sera le dernier. 

Il laisse trois cents peintures, de nombreuses sculptures, trois mille dessins, aquarelles ou gouaches...
Son dessin est net, son trait est marqué, énergique et sur, parfois violent ! Ses portraits et ses nus sont saisis dans des postures insolites et crues, presque caricaturales. Il y a un aspect " désarticulé " propre à ses personnages et à son art.

Du 3 octobre au 14 janvier 2019 à la Fondation Louis Vuitton

Laisser un commentaire

* Nom :
* Email :(non publiée)
   Website: (Url du site http://)
* Commentaire
Prenez rendez-vous