Un cache-cache avec René Magritte

Un cache-cache avec René Magritte

Né en Belgique en 1989, il y grandira jusqu’en 1927 avant de partir pour la France où il s’installa en région parisienne quelques années.

Magritte est joueur : il copie la réalité tout en lui étant infidèle. Peindre un oiseau alors qu’il est encore à l’état d’un œuf (la Clairvoyance) ou représenter le reflet d’un homme face à un miroir qui reflète son dos (La reproduction interdite).

Une peinture académique dans la forme, mais intellectuelle et farfelue dans le fond (un peu comme le peintre lui-même, déconcertant et rigoureux à la fois !).

Il n’aimait pas tellement la peinture en tant que savoir faire technique (ce qu’il appelait « la peinture-peinture ») mais il aimait la peinture comme un outil pour traduire ses idées et concepts. D’ailleurs, Magritte n’avait pas d’atelier, il aimait peindre tantôt dans sa cuisine ou dans sa chambre, quand lui venait une idée. 

C’est vrai que l’observation de n’importe laquelle de ses toiles est toujours inséparable d’une sorte de plaisir de réflexion, elle oblige à s’interroger et se questionner…on souhaite percer son mystère, résoudre l’énigme.

L’éloge de la dialectique illustre parfaitement ce phénomène ou encore Le Viol qui représente le visage d’une femme constituée de ses organes de séduction : les yeux sont des seins, le nez un nombril et la bouche son pubis...notre tête mouline, mais quel message veut-il nous faire passer ?

Une image-choc…et la pensée s’y engouffre tout de suite ! Jamais il n’essaye de reproduire le réel mais il enrichit et de modifie l’image de façon à faire apparaître, non le réel, mais son insondable mystère. L’image peinte est toujours une image réfléchie. Non, on ne fume pas une pipe peinte.

Un photographe, qui a eu la chance de passer quelques jours en sa compagnie, avait dit « la véritable étrangeté de Magritte, c’est qu’il ne l’était pas du tout ».

Sa peinture La reproduction interdite est sans doute l’allégorie même de toute sa démarche artistique : la peinture, même figurative, n’est pas un miroir qui reproduit les apparences du monde. C’est un miroir qui reproduit toutes les choses qu’il veut et même leur face cachée !

Musée Magritte à Bruxelles

Laisser un commentaire

* Nom :
* Email :(non publiée)
   Website: (Url du site http://)
* Commentaire
Prenez rendez-vous