L'année du Japon

L'année du Japon

Cette année est dédiée au Pays du soleil levant... pour notre plus grand bonheur !

Le musée du quai Branly a choisi de nous révéler un art moins connu que les estampes, la céramique ou la laque : la vannerie en bambou.

C'est dès le neuvième siècle que l'art du tressage du bambou se développe au Japon avec l'arrivée du thé et des paniers qui s'inspirent des modèles chinois. C'est dans les dernières décennies de l'époque Edo (1600-1868) que grâce au talent, au raffinement, à la dextérité et à la créativité de quelques maîtres cet artisanat se propulse au niveau d'art à part entière.

 

Les bambous sont, selon le vocabulaire botanique, une " tribu " de la famille des graminacées. Ce sont des herbes caractérisées par un chaume creux, de fort diamètre parfois, qui connaissent une croissance très rapide. Les bambous sont adaptables à de nombreux climats et il pousse en abondance au Japon. Facilement disponible, le bambou présente des caractéristiques uniques qui le disposent naturellement à une symbolique positive : il pousse vite et droit, il est flexible, résistant et imputrescible ; il se plie facilement à de nombreux usages essentiels pour l'Homme (récipient, nourriture, abris, instruments, armes...).

 

L'exposition dévoile pour la première fois le plus grand ensemble de ces pièces jamais montrées en Europe et c'est magnifique, un véritable enchantement. C'est un art délicat et pleins de poésie et on suit pas à pas son histoire de ses débuts jusqu'au artistes d'aujourd'hui comme Iizuka Rokansai (1890-1958), maître essentiel de cette discipline. On voit se renouveler avec le temps la pratique et la forme qui s'émancipent des traditions sans les perdre ; les paniers deviennent de véritables sculptures. Six maîtres de cet art ont reçu depuis 1967 le titre prestigieux de Trésor national vivant. On reconnaît les créations aériennes de Tadayuki Minamoto et la légèreté onirique des œuvres de Morigami Jin ou de Sugiura Noriyoshi.

La poésie de ces œuvres, objets utilitaires ou pures sculptures, doit beaucoup à la simplicité des matériaux : la mince couche supérieure de la canne de bambou, du rotin et de la laque naturelle (urushi: le laquage solidifie les objets et les protège des insectes). En jouant subtilement avec le vide. C'est aérien et c'est parfois travaillé comme de la dentelle.

 

On peut prolonger le plaisir de cette balade, promesse de voyage, en allant " visiter " le bateau atelier de Titouan Lamazou au dernier étage... et pourquoi pas finalement. Larguer les amarres et échouer sa barque rue Clauzel chez Amelie qui prolongera cette échappée belle en vous faisant voyager dans son Art Room dédié à l'Art.

 

Nous en profitons pour vous inviter à découvrir notre prochaine exposition pas complètement éloigné du tissage / tressage : Dans le temps qui présente les travaux de Pola Carmen, Christian Grelier et Lili Delaroque.

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