Il était une fois... Ran Hwang

Il était une fois... Ran Hwang

Ran Hwang est une artiste coréenne qui créé des oeuvres « méditatives ». Inspirées du bouddhismes, elle travaille à partir  de matériaux issus de l’industrie de la mode qu’elle a cotoyé.

Née à Pusan, elle suit des cours de peinture à l’Université Chung Ang à Séoul avant de déménager   à New York pour étudier à la School of Visual Arts.
Elle entre ensuite dans le milieu de la mode, pour lequel elle va créer de nombreux motifs de broderie. Dans ce quartier de la confection, elle observe que de nombreuses boites de boutons restes inutilisées ; Ran Hwang va les récupérer afin de réaliser ses premières oeuvres et installations. 

Sa démarche artistique évoluera pour utiliser différents matériaux issus du secteur :  fils, épingles, perles, aiguilles, boutons, l’artiste coréenne créé d’imposantes pièces d’une grande spiritualité et poésie. 

Ces oeuvres s’observent de loin mais aussi de près afin d’en apprécier toutes les facettes. C’est un travail de précision qui demande à la fois une rigueur physique mais aussi une force mentale, une sorte d’endurance dans la minutie.

"Le processus de construction de ces larges installations prend du temps, est répétitif et requiert un effort manuel se rapprochant d’une forme d’auto-méditation. Je martèle des milliers d’épingles dans un mur tel un moine, qui, faisant face au mur pratique le Zen. Mon travail est divisé en deux groupes. Dans le premier, les épingles sont utilisées pour tenir les boutons tout en restant mobiles, suggérant ainsi la propension d’indécision de la génétique humaine. Je fais le choix d’utiliser des boutons qui sont aussi communs et ordinaires que les êtres humains. Dans le second groupe, un nombre considérable d’épingles connectent des mètres de fil créant un espace négatif des images présentées, des fils suggèrent des connections entre êtres humains tel un réseau de communication entre des expériences humaines d’apparence sans relations les unes avec les autres. L’espace négatif rempli par l’absence d’image positive suggère une idée de mortalité au coeur de la reconnaissance de soi"

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