Il était une fois Yves Klein…

Il était une fois Yves Klein…

Né en 1928 à Nice et mort à Paris avant ses 35 ans, l’artiste français Yves Klein a, en moins de 8 ans, marqué l’histoire de la peinture moderne. 

En plus d’avoir expérimenté tous les médiums - la peinture, la sculpture, l’architecture, le design, l’installation, la performance - il bouleverse l’histoire de la peinture par ses idées et méthodes anti-conformistes dont l’invention d’une couleur à son nom. 

Le bleu Klein est le fondement de son obsession monochrome qui démarre en 1954. 

Une seule couleur, aux caractéristiques précises, qui symbolise la pureté et l’essentiel. L’éclat extraordinaire de ce bleu lui donnerait une vie propre qui lui permettrait de se suffire à lui-même. « Pour voir ce que l’absolu a dans le visible ». 


Génie créatif, « peintre de l’irrationnel » pour certains, Yves Klein a eu toute sa vie une approche très cérébrale et spirituelle de son art :

Il organise des expositions d’espaces vides : l’exposition consiste donc à n’avoir rien fait ; 
Fait des discours qui constituent en eux-mêmes des oeuvres ; 
Décide de prendre en main la valeur économique de son travail et chamboule le rapport au prix d’une oeuvre : il aurait proposé lors d’une exposition de monochromes en 1957 des prix différents pour des oeuvres en tout point identiques ;
Il se moque des conventions et constitue son propre catalogue en 1956 : juste 15 pages présentant 10 toiles, que des monochromes bleus, et en guise de préface des gribouillages noirs mimant un texte institutionnel ;



Il fonde l’happening et la performance que l’on retrouve dans ses fameuses « anthropométries » dès 1960 (je vous invite à regarder ce film d’archive).
Le MAM de Paris lui refuse une exposition monochrome en 1955 en l’obligeant d’ajouter une deuxième couleur. Peu de temps après il dépose également à l’INPI la formule de fabrication de l’International Klein Gold et l’International Klein Pink que l’on retrouve dans certaines pièces, notamment ses célèbres tables. 

Il a été le point de départ du nouveau réalisme, mouvement artistique défini par un Pierre Rostany, dans lequel se sont inscrits des artistes comme Tinguely, Arman, Christo ou César. 


En ce moment, une exposition présente une soixantaine de ses oeuvres au Musée Soulage. Jusqu’au 3 novembre à Rodez. 

Laisser un commentaire

* Nom :
* Email :(non publiée)
   Website: (Url du site http://)
* Commentaire
Prenez rendez-vous